lundi 13 mars 2017

Anémones pour ma mère



Maisons-Alfort – 6 semptembre 1963
Mon père et moi venons d’accompagner ma mère à sa dernière demeure.
Désemparés, nous décidons de  monter dans « La cigale », la 4 CV verte de mon père et de partir dans les Alpes Maritimes. Depuis plusieurs années, mes parents vont passer le mois de septembre dans la propriété d’une famille de Golfe Juan où ils louent un petit appartement.
Soleil, pétanque, parties de belotte acharnées et les bons petits plats que nous prépare la sœur de notre hôte  nous remontent le moral et nous regagnons la région parisienne décidés à affronter courageusement la vie sans maman.

La veille de notre départ, le propriétaire, que nous appelons Monsieur Guy, nous demande de l’accompagner. Nous grimpons dans sa camionnette. Sur les hauteurs de Golfe-Juan, avant d’arriver à Vallauris, nous nous arrêtons en bordure d’un magnifique champ d’anémones multicolores

S’adressant à moi, Monsieur Guy dit :
-Ce champ m’appartient.  Cueillez le plus possible que vous pourrez en emporter. Ce sera mon cadeau d’adieu à votre mère.
Soigneusement emballées, les délicates anémones  supportèrent très bien le voyage et quand nous les avons déposées sur la tombe de ma gentille et courageuse mère, elles donnaient l’impression d’avoir été fraîchement cueillies...

samedi 4 février 2017

Un mari "touche-à-tout" ? (3)



Un antiquaire d’Antibes vendait des instruments de musique. Il accepta de prendre l’accordéon en dépôt. Yvan remarqua dans la boutique un guéridon tripode Napoléon III qui lui plaisait. Il passa un accord avec l’antiquaire : l’accordéon contre le guéridon ! Marché conclu. Quelques semaines plus tard, l’antiquaire nous fit savoir que le guéridon nous attendait.

Le "guéridon-accordéon" est à Goiânia! Le plateau de marbre anthracite d’origine a été félé pendant le transport. Nous l’avons remplacé par du granit noir du Brésil.



mercredi 1 février 2017

Un mari "touche-à-tout" ? (2)



A la publication de la première partie de ce blog,  il y a deux jours, certains amis ont été étonnés de voir Yvan-le-Pacifique jouer les Dillinger  ou Guillaume Tell !!. 
Je leur réserve une autre surprise.. 
Notre ami Alex vouait une véritable passion pour le violon. Non seulement il les collectionnait, mais il en jouait. Ses ancêtres hongrois, peut-être ?

Yvan se mit à apprendre l'accordéon.


Tout ceci ne dura qu’un temps.
Pour l’accordéon, il fut contraint d’abandonner car il avait très mal au dos. Compte tenu de son ascendance en partie argentine, peut-être aurait-il dû choisir le bandonéon : c’est moins lourd !

(à suivre)

lundi 30 janvier 2017

Un mari "touche-à-tout" ?



Antibes – années 70

La galerie Art Club est en sommeil pendant l’hiver,   et certains amis  employèrent Yvan – et parfois moi aussi - pour améliorer notre quotidien.
Ce fut le cas d’Alex,  dirigeant avec un associé un programme immobilier à Antibes.
Alex n’aimait pas les temps morts et quand l’immobilier était un peu au ralenti, il entraînait Yvan dans ses diverses activités.

C’est  ainsi que mon mari eut sa période: 

Tir au pistolet :
Tir à l’arc


 (à suivre)