mercredi 28 septembre 2016

Charmante hôtesse



Nous devons effectuer un long voyage d’Afrique en Argentine, et l’époux souffre du dos depuis quelques jours. Nous avons donc demandé, sur notre vol Air France,  les deux sièges jouxtant l’issue de secours. Ainsi nous serons plus et l'aise  et  plus tranquilles.

Nous venons d’arriver à nos places. Je suis en train de d’étudier les lieux pour savoir comment m’organiser avec les bagages à mains. L’hôtesse, qui ne s’était aucunement préoccupée de notre arrivée, fonce sur nous et nous apostrophe « Vous êtes devant l’issue de secours ! Vous ne devez laisser aucun bagage sur le passage ! ».

Je me retourne vers Yvan et lui dit : « on voit bien qu’on est sur Air France. Toujours aussi aimables ».

L’hôtesse-virago refonce sur nous : 

-qu’est-ce que vous avez dit ?
-Ce que vous avez entendu ! J’ajoute qu’au lieu de nous enguirlander, vous auriez mieux fait d’abord de nous saluer, et ensuite de nous aider de vos conseils...
Elle n’a pas insisté et est repartie en maugréant des trucs pas gentils à mon égard....

A propos d'aviation, vient d'être restaurée  sur la Place de l'aéroport à Goiânia, la réplique du 14bis, l'avion biplan sur lequel l'aviateur franco-brésilien SANTOS DUMONT a effectué le premier vol en Europe en 1906. 



vendredi 23 septembre 2016

La Palometa



Yvan  fait ses études à Buenos Aires. 


 Une partie des chutes de l'Iguazu que j'ai photographiées du côté brésilien (2006)

Il décide d’aller visiter  les chutes de l’Iguazu. Il embarque sur un bateau d’une compagnie remontant régulièrement le Rio Parana. De Corientes, c’est à bord d'un bateau à aubes que le voyage se poursuit jusqu’à Iguazu, avec une escale à Posadas . Une semaine ! 



Un aller qui aurait pu très bien ne pas avoir de retour....


A l’époque, les lieux étaient encore très sauvages et n’étaient pas aménagés pour le tourisme.  Un peu éprouvé par la chaleur et harcelé par les moustiques, Yvan décide un jour de se baigner dans le Rio Iguazu.


En ressortant de l’eau, il aperçoit, à une centaine de mètres un homme qui pêchait. Curieux, il s’approcha et après les salutations d’usage, il vit que le pêcheur venait d’attraper un poisson curieux avec des dents acérées. Intrigué, il demanda comment s’appelait ce poisson. « Ah ça, c’est une palometa » lui fut-il répondu. Et l’homme d’ajouter : « on l’appelle aussi piranha ».


Ce doit être ça l’humour (noir) argentin !


Nota : En décembre dernier des Argentins se baignant dans le rio Parana furent attaqués par des piranhas : 70 personnes durent être hospitalisées pour de profondes morsures et une pauvre gamine a même perdu un doigt....

dimanche 18 septembre 2016

Buenos Aires / Bissau / Östersund



Rencontre improbable

Buenos Aires. Yvan est allé faire une course dans le quartier de Belgrano, et plus précisément sur l'Avenue Cabildo

 Carrefour Cabildo/Juramento

Soudain, il entend : Yvan !



Il se retourne et reconnaît son grand ami argentin, le Dr. Julio Goobar, son jumeau, pourrait-on dire car ils sont nés tous deux le 7 aôut 1930. 


Bien que restés en contact depuis qu’Yvan a quitté la Suède, cela fait bien une quinzaine d’années qu’ils ne se sont pas vus.

Julio vit à Östersund, dans le nord de la Suède où il dirige un hôpital de rhumatologie.

Il est à Buenos Aires pour quelques jours où il doit donner des conférences.




Östersund




Nous vivons en Guinée-Bissau.

 Bissau, centre ville


Nous sommes à Buenos Aires pour deux semaines.

Il y a environ 14 millions d’habitants à Buenos-Aires.

Calculez la probabilité qu’ils avaient de se donner un abrazo sur un trottoir de la capitale argentine !

Nota. Nous avons revu Julio une dernière fois en mars 2004 ; Lui et son épouse Barbro nous avaient invités à séjourner quelques jours chez eux à Ostersund. Il est décédé quelques années avant Yvan....