samedi 10 septembre 2016

CAPRICE



Nous sommes en avril 1969. Nous venons d’ouvrir notre galerie Art Club à Antibes avec l’exposition des oeuvres d’un peintre finlandais que nous avons repéré lors d’un séjour à Helsinki, Pauli Vuorisalo, pour ne pas le nommer.


Pauli est jeune (25 ans), assez bel homme,  mais renfrogné et ronchon, isolé entre les barrières de sa langue, car il ne parle que le finnois.


Pour pallier cet inconvénient, il a mis dans ses bagages une dame assez rondelette, lui servant d’interprète et, souvent,  de souffre-douleurs... 

A noter que l’interprétariat  est assez réducteur car il se fait du finnois au suédois ! 



Les deux protagonistes logent chez nous et partagent nos repas.

Un soir, vers 22 heures, nous dînons tous les quatre et nous en sommes au dessert. Subitement, Pauli dit quelques mots à son interprète. Celle-ci  nous traduit : « Le Maître – ainsi l’appelait-elle – voudrait des fraises ! ».


Mon suédois n’est pas suffisant pour m’adresser directement à l’interprète. Aussi dis-je à Yvan en français, d’assurer au « Maître » que malgré mon grand souci de lui être agréable, je doute de trouver des fraises dans Antibes à une heure aussi tardive ! La phrase repart à son destinataire via l’interprète, très ennuyée  – à juste raison d’ailleurs si nous en jugeons d’après l’expression mécontente  de Pauli ! -  de ne pouvoir donner satisfaction à son peintre....

 

2 commentaires:

  1. Avec deux blogs à nourrir, te voilà bien occupée, et pour nous un peu plus de lecture. Des articles toujours très intéressants , agrémentés de bien belles photos.

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