Avec
un couple d’amis habitant comme nous à Lectoure, dans le Gers, nous décidons de
nous offrir un dîner au restaurant du
Casino de Castera-Verduzan, petite
station thermale à une trentaine de kms de chez nous .Après ces agapes, comment
ne pas se laisser tenter par les jeux ? Nous nous installons, en joueurs
modestes, à une table de jeu de boule. (1)
A un
moment donné, je mise sur le 7. A ma grande satisfaction, la boule s’arrête sur
mon chiffre. Le croupier distribue les gains et mon contentement est de courte
durée : le mien va a une autre personne qui l’empoche sans vergogne !. J’étais
la seule à avoir joué le 7. Je proteste vigoureusement,, l’autre se défend,
bref, moment de pagaille. J’insiste, car je ne suis pas disposée à perdre mon
petit gain. Le numéro plein paye 7 fois la mise et comme j’ai joué 5 euros,
j’aimerais entrer dans mes fonds, soit 35 Euros. Le croupier calme le jeu (c’est la bonne
expression !) et envoie un de ses adjoints aux caméras de surveillance au
premier étage. Le jeu est donc arrêté.
Mouvements divers d’impatience des joueurs avides qui se pressent autour de la
table, mais je reste impavide, sûre de mon bon droit. Je sens les regards un
peu inquiets d’Yvan et de mes amis, souhaitant que je ne me sois pas
trompée...Nous sommes en hiver et je porte une veste en jersey montée sur un tissage du Guatemala (2) aux
couleurs contrastées et vives qui doit
être facilement repérable par les caméras.
Cinq
minutes plus tard, le croupier réapparaît. « Effectivement, Madame, c’est
vous qui avez misé sur le 7. Avec nos excuses, veuillez accepter ce petit
présent du Casino ». Et de me payer le double de ma mise ! J’ai encaissé mes 70 Euros en remerciant le
personnel de sa courtoisie. Coutoisie qui est allée jusqu’à ne pas réclamer au
joueur la mise qui lui avait été indûment imputée... La classe, quoi !
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(1)Le
même principe que la roulette, mais le jeu de boule ne composte que 9 cases et
paye donc des gains beaucoup moins élevés.
(2) Tisssage de Nahuala (Etthnie quiché)
La veste est belle, et l'histoire l'est tout autant.
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