Fin
des années 60.
Notre
ami Roberto Otero, photographe et journaliste argentin et sa compagne, Aïtana, sont en visite
à Mougins, chez Pablo Picasso. Aïtana est la fille du poète espagnol Rafaël
Alberti, lequel est très ami avec Picasso. L’Andalousie est leur terre natale,
et ça crée des liens !
Picasso et Aïtana (photo R. Otero)
Nos
amis doivent retourner en Espagne, où ils habitent. Avant leur départ, Picasso
leur fait cadeau de deux dessins aquarellés, sortis récemment de son
imagination toujours féconde, bien qu’il soit presque nonagénaire.
Le couple a dû repartir de Mougins assez tard
dans la journée et ils s’arrêtent dans un hôtel pour y passer la nuit.
Comme
ils doivent sortir de l’hôtel pour aller dîner, Aïtana, sans en parler à
Roberto, cache les deux dessins dans un tiroir, sous la feuille de papier
protégeant le fond du tiroir.
Les
voilà repartis le lendemain matin. A peu près à une centaine de km, Aïtana
s’exclame :
-
Les dessins de Pablo! Je les ai
oubliés !
Ils
font demi-tour. En pure perte. L’hôtelier a juré ses grands dieux qu’aucun dessin de Picasso n’avait été trouvé dans la
chambre qu’ils avaient occupée.
Quels
recours ? Ils sont repartis bredouilles et furieux...
Nota
Je viens de me renseigner : un
dessin aquarellé de l’époque vaut maintenant entre 50 et 70.000 Euros !!
Aïtana et Roberto (qui est décédé) se
sont quittés il y a bien longtemps.
Aïtana vit maintenant à Cuba où elle est
Présidente d’une association appelée
« Projet Culturel du Sud pour la diffusion de la poésie et des
arts », regroupant une trentaine de villes en Europe et en Amérique.

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